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Pénurie d'aides-soignants en 2026 : 30 000 postes vacants, la VAE comme réponse
Le ministère de la Santé alerte sur un déficit chronique d'aides-soignants diplômés. Les chiffres-clés et le rôle accru attribué à la VAE pour combler la pénurie.
Selon le dernier baromètre publié par la DREES (Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques) en janvier 2026, plus de 30 000 postes d'aide-soignant diplômé sont vacants en France, dont la moitié en EHPAD. Cette pénurie chronique, aggravée par le vieillissement de la population, place la VAE au centre des leviers de réponse politiques.
Une pénurie qui s'aggrave
- 30 000 postes d'aide-soignant vacants en France (DREES, janvier 2026)
- 50 % des EHPAD sous-effectif chronique d'au moins 10 % de leur cible
- Taux de vacance moyen des postes d'aide-soignant en gérontologie : 12 %
- Délai moyen de pourvoi d'un poste : 4,2 mois (contre 2,1 mois en 2019)
- Près de 15 % des aides-soignants en poste exerceraient sans diplôme officiel ("faisant fonction")
La VAE comme accélérateur officiel
Dans une note de cadrage publiée en novembre 2025, le ministère de la Santé identifie explicitement la Validation des Acquis de l'Expérience comme un "levier prioritaire" pour résorber la pénurie d'aides-soignants. Le ministère cible notamment les agents de service hospitalier (ASH) faisant fonction et les aides à domicile expérimentés.
Mesures incitatives en discussion
- Doublement potentiel du congé VAE rémunéré (96 heures, contre 48 actuellement)
- Création d'un dispositif "VAE collective" pour les employeurs
- Prime de soutien aux candidats VAE en cours de parcours (à confirmer)
- Renforcement de l'accompagnement Pôle Emploi/France Travail
